Les signes qu'il est temps de refaire le site
Un site ancien n'a pas forcément besoin d'une refonte. Un site récent peut en avoir besoin. Regardez les faits plutôt que l'âge :
- Il s'affiche mal sur téléphone. Google indique qu'il utilise la version mobile d'un site pour l'indexation et le classement, et recommande le responsive design. Si vos clients doivent zoomer pour lire votre numéro, c'est le premier problème à régler.
- Il est lent. Les Core Web Vitals de Google fixent des seuils : contenu principal affiché en 2,5 secondes au plus (LCP), réaction aux interactions sous 200 millisecondes (INP), décalage visuel inférieur à 0,1 (CLS). Google recommande vivement aux propriétaires de sites d'obtenir de bons résultats sur ces mesures.
- Vous ne pouvez plus le modifier. Prestataire disparu, accès perdus, outil que personne ne sait utiliser : chaque changement d'horaires devient un problème.
- Le logiciel n'est plus mis à jour. Une version ancienne de WordPress, d'un thème ou d'extensions abandonnées expose le site aux failles.
- Il ne correspond plus à l'entreprise. Nouveaux services, nouvelle zone, nouveau nom, fusion, ou un site vitrine qui doit devenir une boutique.
- Il n'apporte plus de contacts. Si les visites et les demandes baissent, cherchez la cause avant de tout refaire : un problème de référencement ou de fiche Google se corrige parfois sans refonte (voir notre audit SEO).
Refonte complète ou amélioration : bien nommer le chantier
Le mot « refonte » recouvre des travaux très différents. Le risque pour le référencement et le prix ne sont pas les mêmes.
| Type de chantier | Ce qui change | Risque pour le référencement |
|---|---|---|
| Refonte graphique | Apparence, mise en page ; mêmes pages, mêmes adresses | Faible si les textes et les adresses restent |
| Refonte de contenu | Textes réécrits, pages fusionnées ou ajoutées | Moyen : des pages qui se positionnaient peuvent changer |
| Changement d'outil | Passage d'un constructeur à WordPress, ou l'inverse | Élevé : les adresses de pages changent presque toujours |
| Changement de domaine | Nouvelle adresse du site entier | Élevé : toutes les adresses changent |
Si vous changez seulement d'hébergeur sans toucher aux adresses, Google traite cela comme un déplacement sans modification d'URL, un cas plus simple. Pour choisir un nouvel hébergeur, voyez notre guide de l'hébergement web.
Ne pas perdre son référencement : la méthode de Google
La documentation de Google sur les déplacements de site avec modification d'URL donne la marche à suivre. Pour une TPE, elle se résume en cinq gestes.
1. Lister toutes les anciennes adresses
Avant de toucher à quoi que ce soit, exportez la liste complète des URL du site actuel. Google cite comme sources le sitemap, les journaux du serveur et les données de votre outil de gestion de contenu. Repérez aussi les pages qui reçoivent le plus de visites et de clics depuis Google, par exemple dans Search Console : ce sont celles qu'il ne faut surtout pas perdre.
2. Faire le tableau de correspondance
Pour chaque ancienne adresse, notez la nouvelle page équivalente. Une page « Dépannage chauffe-eau » doit renvoyer vers la nouvelle page sur le même sujet, pas vers l'accueil. Si une page disparaît sans équivalent, choisissez la page la plus proche par le sujet.
| Ancienne URL | Nouvelle URL | Remarque |
|---|---|---|
| /services.html | /depannage/ | Page éclatée en plusieurs services : redirection vers le principal |
| /page-2.php?id=7 | /salle-de-bains/ | Ancienne adresse technique, nouvelle adresse lisible |
| /contact.html | /contact/ | Même contenu |
3. Mettre en place des redirections 301
Google recommande des redirections permanentes côté serveur, comme la 301 ou la 308. Selon sa documentation, une redirection permanente sert de signal pour considérer la page de destination comme canonique, c'est-à-dire celle à afficher dans les résultats. Une redirection temporaire (302, 307) ne joue pas ce rôle : l'ancienne adresse peut rester dans les résultats. Sur WordPress, une extension de redirections ou le fichier .htaccess de l'hébergeur le permet ; sur un constructeur, cherchez le gestionnaire de redirections dans les réglages SEO.
Google conseille de conserver les redirections aussi longtemps que possible, généralement au moins un an. Ne les supprimez pas au bout de quelques semaines parce que « tout a l'air indexé ».
4. Prévenir Google via Search Console
Soumettez le nouveau sitemap dans Search Console. Si le domaine change (par exemple d'un .com vers un .fr), utilisez aussi l'outil Changement d'adresse : l'aide de Search Console indique qu'il informe Google du changement et aide à remplacer l'ancienne adresse par la nouvelle dans les résultats. Cet outil ne sert pas pour un passage de HTTP à HTTPS, pour un changement de www vers sans www, ni pour des changements d'adresses de pages à l'intérieur du même domaine : là, les redirections suffisent.
5. Surveiller après la mise en ligne
Google prévient que le classement peut fluctuer pendant la migration et se stabilise avec le temps. Les jours qui suivent, vérifiez dans Search Console les erreurs d'exploration et les pages non trouvées (404), testez à la main les anciennes adresses les plus visitées, et contrôlez l'indexation des nouvelles pages. Le guide de démarrage SEO de Google conseille d'attendre quelques semaines avant de juger l'effet de changements.
Les étapes d'une refonte, de l'audit à la mise en ligne
- État des lieux : pages qui apportent des visites et des contacts, contenus à garder, problèmes techniques. Un audit SEO sert précisément à cela.
- Objectifs : plus de demandes de devis, réservation en ligne, nouveaux services, vente en ligne.
- Nouvelle arborescence : liste des pages, avec leur adresse future. Les conseils de Google sur des adresses lisibles et des pages regroupées par thème s'appliquent ici.
- Contenus : reprise, réécriture, nouvelles photos. Gardez ce qui fonctionne ; une page bien positionnée dont on supprime le texte risque de perdre sa place.
- Construction sur un site de test, fermé à l'indexation, pour ne pas créer de doublon avec le site en ligne.
- Tableau de redirections rempli et vérifié.
- Bascule : mise en ligne, redirections actives, ouverture à l'indexation (vérifiez que le blocage du site de test a bien été retiré), nouveau sitemap.
- Suivi pendant plusieurs semaines dans Search Console.
Profitez-en pour remettre à jour les mentions légales du site : nouvel hébergeur, nouvelles coordonnées. La fiche d'entreprendre.service-public.fr sur le site d'un entrepreneur individuel rappelle les informations à y faire figurer.
Prix d'une refonte de site internet : ce qui le fait varier
Aucune source publique officielle ne donne de barème de prix pour une refonte en France. Les fourchettes qui circulent en ligne viennent d'agences et ne précisent pas ce qu'elles incluent. Le prix d'un devis de refonte dépend de ces postes :
- Le nombre de pages à reprendre, créer ou fusionner.
- Le contenu : repris tel quel, réécrit par vous, ou rédigé par le prestataire.
- Le changement d'outil : rester sur le même outil coûte moins cher que migrer d'un constructeur vers WordPress ou l'inverse.
- Le design : thème adapté ou maquette sur mesure.
- Les fonctions : réservation, devis en ligne, paiement, espace client, plusieurs langues.
- Le travail SEO : liste des URL, tableau de redirections, réglages dans Search Console, suivi après la bascule. Un devis qui n'en parle pas laisse ce risque à votre charge.
- Les frais fixes : domaine, hébergement ou abonnement, dont les tarifs publics sont détaillés dans notre page sur le prix d'un site internet.
Le devis de refonte : ce qu'il doit dire noir sur blanc
Pour comparer deux devis de refonte de site internet, vérifiez que chacun répond à ces points :
| Point du devis | Question à poser |
|---|---|
| Périmètre | Quelles pages sont reprises, créées, supprimées ? |
| Outil | Sur quel outil sera le nouveau site, et pourrai-je le modifier moi-même ? |
| Contenus | Qui écrit, qui fournit les photos, combien d'allers-retours ? |
| Redirections | Le tableau des anciennes et nouvelles adresses est-il inclus et me sera-t-il remis ? |
| Search Console | Qui soumet le sitemap et suit les erreurs après la mise en ligne, pendant combien de temps ? |
| Propriété | Domaine, hébergement, accès d'administration : à mon nom ? |
| Après la mise en ligne | Maintenance comprise ou non, et à quel prix ? |
Si le site doit aussi gagner en visibilité dans votre ville, prévoyez la mise à jour de votre fiche Google en même temps : notre guide du référencement local explique comment.
Questions fréquentes
Quel est le prix d'une refonte de site internet ?
Il n'existe pas de barème public officiel. Le prix dépend du nombre de pages à reprendre, de la part de contenu à réécrire, du changement d'outil ou non, des fonctions à refaire et du travail de redirection. Demandez un devis détaillé poste par poste.
Une refonte fait-elle perdre le référencement ?
Elle peut, si les anciennes adresses disparaissent sans redirection. Google recommande des redirections permanentes (301 ou 308) de chaque ancienne URL vers la nouvelle, et de les conserver au moins un an. Des variations de classement temporaires restent possibles pendant la bascule.
Combien de temps garder les redirections 301 ?
Google conseille de conserver les redirections aussi longtemps que possible, généralement au moins un an.
Que doit contenir un devis de refonte de site internet ?
La liste des pages reprises, créées et supprimées, l'outil utilisé, qui écrit les contenus, le plan de redirections, ce qui est fait dans Search Console, la maintenance après mise en ligne, et à qui appartiennent domaine, hébergement et accès.
Sources
- Google Search Central : déplacer un site en modifiant les URL, consulté le 6 octobre 2026
- Google Search Central : redirections et recherche Google, consulté le 6 octobre 2026
- Aide Search Console : outil Changement d'adresse, consulté le 6 octobre 2026
- Google Search Central : indexation mobile first, consulté le 6 octobre 2026
- Google Search Central : Core Web Vitals, consulté le 6 octobre 2026
- Google Search Central : bien débuter en référencement naturel (SEO), consulté le 6 octobre 2026
- Entreprendre.service-public.fr : mentions obligatoires sur le site internet d'un entrepreneur individuel, consulté le 6 octobre 2026
