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Pignon sur Web

Place du Marchén° 1

Marketing digital : c'est quoi, et par quoi commencer quand on est une TPE

Le marketing digital, c'est l'ensemble des moyens en ligne qu'une entreprise utilise pour se faire trouver, convaincre et faire revenir ses clients : site internet, référencement sur Google, publicité en ligne, réseaux sociaux et emailing. Pour une TPE, on commence presque toujours par être trouvable sur Google.

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Personne tapant sur un ordinateur portable posé sur un bureau

Le marketing digital (ou marketing numérique, ou webmarketing) regroupe tout ce qu'une entreprise fait sur internet pour attirer des clients, les convaincre et les faire revenir. Concrètement : un site internet, une présence dans les résultats de Google, éventuellement des publicités payantes, des réseaux sociaux et des emails envoyés aux clients. Une TPE n'a pas besoin de tout faire. Elle a besoin d'être trouvée par les personnes qui cherchent déjà ce qu'elle vend, puis de garder le contact avec celles qui ont acheté.

Une définition simple du marketing digital

Le marketing, c'est décider à qui l'on vend, quoi, à quel prix et comment on le fait savoir. Le marketing digital applique la même logique avec des outils en ligne. La différence pratique tient en deux points.

  • Tout se mesure. Un prospectus déposé dans les boîtes aux lettres ne dit pas combien de personnes l'ont lu. Un site internet indique combien de visiteurs sont arrivés, par quelle recherche, et combien ont appelé ou rempli le formulaire de contact.
  • On répond à une demande existante. Une personne qui tape «  plombier fuite chaudière  » dans Google a déjà un besoin. Le travail consiste à apparaître à ce moment-là avec la bonne réponse, plutôt qu'à interrompre quelqu'un qui ne cherche rien.

Le marketing digital ne remplace pas le bouche-à-oreille, la vitrine ou le carnet d'adresses. Il les prolonge : le client à qui l'on a recommandé un artisan va presque toujours vérifier son nom sur internet avant d'appeler.

Où en sont les entreprises françaises

L'Insee publie chaque année une enquête sur l'usage du numérique par les entreprises. Pour 2023, elle indique que 69 % des entreprises françaises de 10 salariés ou plus possèdent un site web, en propre ou partagé, et que 67 % utilisent les médias sociaux. Toujours selon l'Insee, une entreprise sur cinq n'est présente ni sur un site web, ni sur un média social.

Ces chiffres concernent les entreprises d'au moins 10 salariés, hors secteurs agricole, financier et d'assurance : ils ne décrivent pas les très petites structures (artisans seuls, micro-entrepreneurs), qui ne sont pas dans le champ de l'enquête. Ils montrent tout de même qu'une entreprise sans site ni réseau social fait partie d'une minorité, et que ses concurrents sont déjà visibles en ligne.

Les canaux du marketing digital

Chaque canal a un rôle. Le tableau ci-dessous résume ce que chacun apporte à une petite entreprise et ce qu'il demande.

CanalÀ quoi il sertCe qu'il demandeDélai avant effet
Site internetPrésenter l'offre, rassurer, recevoir les demandesUne création ou une refonte, puis des mises à jourBase de tout le reste
Référencement naturel (SEO)Apparaître dans les résultats gratuits de GoogleDu temps et de la régularitéPlusieurs mois en général
Fiche d'établissement Google et référencement localApparaître sur Google Maps et dans les recherches «  près de moi  »Une fiche complète et des avis clientsRapide si la fiche est bien remplie
Publicité sur les moteurs (SEA, Google Ads)Apparaître tout de suite en haut des résultats, en payantUn budget et un suivi des conversionsImmédiat, s'arrête quand on coupe le budget
Réseaux sociauxMontrer le travail, garder le lien avec la clientèle localeDes publications régulières, des photosVariable selon le métier
EmailingFaire revenir les clients existantsUne liste de contacts consentantsDès le premier envoi

Le site internet

C'est le seul endroit en ligne qui appartient vraiment à l'entreprise. Un réseau social peut changer ses règles ou fermer un compte ; le site reste. Pour la plupart des TPE, un site vitrine de quelques pages suffit : ce que vous faites, où, pour qui, comment vous contacter. Le budget dépend surtout du nombre de pages et de qui rédige les textes, comme l'explique notre guide sur le prix d'un site internet.

Le référencement naturel (SEO)

Le SEO consiste à faire en sorte que Google comprenne votre site et le juge pertinent pour les recherches de vos clients. On ne paie pas Google pour cela. On travaille la structure du site, les textes, la vitesse et les liens. C'est lent, mais le trafic obtenu ne s'arrête pas le jour où l'on cesse de payer. Les bases sont détaillées dans le guide du référencement naturel.

La fiche Google et le référencement local

Pour un commerce ou un artisan qui travaille dans une zone précise (boulangerie, salon de coiffure, kiné, plombier), la fiche d'établissement Google est souvent le canal le plus rentable. Elle affiche les horaires, l'adresse, le téléphone, les photos et les avis, directement dans Google et dans Maps. Voir le guide sur le référencement local.

La publicité en ligne (SEA)

Avec Google Ads, l'annonceur fixe son budget et, selon l'aide officielle de Google Ads, ne paie que lorsqu'un internaute clique sur son annonce. C'est utile pour tester une offre, lancer une activité ou compenser une saison creuse. Sans site clair derrière l'annonce, l'argent part en clics qui ne donnent rien.

Les réseaux sociaux

Facebook, Instagram, LinkedIn ou TikTok servent moins à être trouvé qu'à entretenir une relation. Un restaurant y montre ses plats du jour, un artisan du bâtiment ses chantiers terminés, un cabinet de conseil ses prises de position. Le choix du réseau dépend de l'endroit où se trouvent vos clients, pas de la mode du moment.

L'emailing

L'email reste le moyen le plus direct de reparler à quelqu'un qui a déjà acheté. En France, les règles sont précises : pour démarcher des particuliers par courrier électronique, la CNIL rappelle qu'il faut leur consentement préalable, sauf s'ils sont déjà clients et que l'offre concerne des produits ou services similaires. Le guide emailing détaille ces règles et les logiciels utilisables gratuitement.

Ce qu'une TPE doit prioriser

Avec peu de temps et un budget limité, l'ordre compte plus que la quantité de canaux. Voici une progression qui convient à la plupart des petites entreprises qui vendent localement.

  1. Être trouvable sur Google. Créez ou complétez votre fiche d'établissement Google : catégorie exacte, horaires, photos, zone desservie. C'est gratuit et c'est souvent là que le client vous voit en premier.
  2. Avoir un site simple et à jour. Une page par service principal, vos coordonnées sur chaque page, des photos réelles, les mentions légales obligatoires.
  3. Brancher les outils de mesure. La Search Console de Google, gratuite, montre sur quelles recherches votre site apparaît et combien de clics il reçoit. Sans elle, vous avancez à l'aveugle.
  4. Demander des avis. Après chaque prestation, envoyez le lien de votre fiche aux clients satisfaits. Les avis comptent dans la décision des prochains clients.
  5. Garder le contact. Une liste emailing, même petite, et un réseau social bien choisi pour montrer votre travail.
  6. Payer pour accélérer, si besoin. Une campagne Google Ads limitée à votre zone et à vos services les plus rentables, une fois que le site convertit.

Un boulanger peut s'arrêter à l'étape 4 et s'en porter très bien. Une PME qui vend dans toute la France aura besoin des six, et d'un vrai travail de référencement naturel.

Les erreurs fréquentes

  • Ouvrir des comptes partout. Cinq réseaux sociaux abandonnés au bout de deux mois donnent une image pire qu'un seul compte tenu à jour.
  • Commencer par la publicité. Payer des clics vers un site lent, sans numéro de téléphone visible, revient à remplir un seau percé.
  • Ne rien mesurer. Sans chiffres de visites, d'appels et de demandes, impossible de savoir quel canal rapporte.
  • Acheter une liste d'emails. En plus des problèmes juridiques, vos messages finissent dans les spams, y compris ceux envoyés à vos vrais clients.
  • Tout déléguer sans rien comprendre. Même si un prestataire s'en charge, gardez l'accès à vos comptes (site, fiche Google, Search Console, Google Ads) à votre nom.

Combien de temps y consacrer

Il n'existe pas de durée officielle ni de budget type : tout dépend du métier, de la concurrence locale et de ce qui existe déjà. Une méthode raisonnable consiste à bloquer un créneau fixe chaque semaine (répondre aux avis, publier une photo, vérifier la Search Console) plutôt que de tout faire d'un coup puis de laisser tomber. Pour décider quoi faire dans quel ordre et avec quel budget, écrivez une stratégie marketing digital d'une page : objectifs, public, canaux, calendrier et indicateurs.

Questions fréquentes

C'est quoi le marketing digital en quelques mots ?

C'est la partie du marketing qui passe par internet : le site de l'entreprise, sa visibilité dans Google, ses publicités en ligne, ses réseaux sociaux et les emails envoyés à ses clients.

Quelle différence entre marketing digital et webmarketing ?

Dans l'usage courant, aucune : les deux expressions désignent les actions marketing menées sur internet. On dit aussi «  marketing numérique  ».

Quels sont les principaux canaux du marketing digital ?

Le site internet, le référencement naturel (SEO), la publicité sur les moteurs de recherche (SEA, par exemple Google Ads), les réseaux sociaux et l'emailing. La fiche d'établissement Google compte aussi beaucoup pour les commerces de proximité.

Peut-on faire du marketing digital sans budget ?

En partie. La fiche Google, la Search Console, un compte sur un réseau social ou une petite liste emailing avec un plan gratuit ne coûtent rien d'autre que du temps. La publicité, elle, est toujours payante.

Sources

Vous préférez déléguer ?

Aigen Digital Marketing, l'agence basée à León (Espagne) qui publie ce guide, réalise des audits SEO, des fiches Google, des sites vitrines et des campagnes Google Ads pour des petites entreprises, à distance et en français. Dites-nous où vous en êtes : nous répondons avec une proposition précise.

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